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SAVIEM
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VIE a BORD


2007

2008

SAHARA
AFRIQUE NOIRE
10 mois / 20 000 Km
Maroc       
Mauritanie
Mali            

PREPARATION

FORMALITES

BILAN


2009

2009

2010


2010

2011



Un chat Voyage
en Afrique


TERRAIN a VENDRE
6 380 m2

PHOTOS - INFOS

Taroudant
(Maroc)


Les 1eres annees

 Le camion

Bureau Mobile


2007 / 2008

PREPARATION

ITINERAIRE

BILAN
(10 mois / 20 000 Km)


2009

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(3 mois / 5 000 Km)

 

 

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SAHARA
AFRIQUE NOIRE
10 mois / 20 000 Km
Maroc       
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SAHARA
AFRIQUE NOIRE
2007 / 2011 - 45 000 Km
En Saviem TP3 4x4

 

VOYAGE SAHARA / AFRIQUE NOIRE
A la recherche des elephants sauvages du Gourma.

 

SAHARIEN  DETONNANT  ! 

Des gens plus lents ; il y en a ...
mais eux
...
C'est parce qu'ils sont morts

  • ATTENTION : Si vous n'avez pas l'habitude d'aller ainsi, seul, des jours durant, en-dehors des pistes, dans le sahara ou la savane sahelienne ; ne tentez pas de faire la meme chose.
    Mon experience (4 annees de terrain cumulees sur 30 ans avant ce voyage), fait que tout ce passe du mieux possible.

Chez Hansathai Travel,
Les patrons voyagent aussi ;
et pas qu'un peut !

SAHARA - AFRIQUE NOIRE
" Les elephants du Gourma "
- 2007 / 2011
- 45 000 Km en camion 4X4

film
SAHARA
film
ENSABLE
film
MOU
 

Dans la serie : "Entre ses 2 oreilles 
il se passe des choses extraordinaires
"

Notes redigees en temps reel durant le 1eme voyage de cette serie. Il faut bien le dire, quand on vit dans le Sahara pendant pas mal de mois, il y a des moment ou l'on s'ennuie. On passe alors le temps comme on peut !
J'ai donc ecrit pour passer mon temps ce que vous pourriez lire pour passer le votre.

Une remarque, une question... merci de m'adresser un petit coucou 
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SAHARA - AFRIQUE NOIRE - 10 mois - 20 000 km
A la recherche des elephants sauvages du Gourma"
(1ere partie de cette serie / Page 2/3)

Meme en roulant "au pas", certaines figures que doit faire le camion pour avancer sur les pistes de montagne mettent les lames de suspension en butee sur le chassis de la carrosserie.

Apres un mois passe dans notre maison de Taroudant (Sud Maroc) :
Autoroute a 4 voies vides et en plein desert a la sortie Sud de Laayoune.
Une belle piste d'aviation pour cette region de conflit Algero-Sahraoui-Marocaine !

Minou s'en roule par terre de joie. A defaut d'un tour du monde, c'est la terre qui aura fait un tour de Minou ! La lune apparait, bonne nuit les petits, le marchant de sable a tout renverse par terre. Une plage unique bordant l'Est de tout un continent. On se pourrait croire sur une planete mysterieuse perdue au confin de l'Univers. Et de l'autre cote de la route un desert qui s'etend jusqu'aux rives de la Mer Rouge.

Une depression en forme de fond de fleuve nous isole de la route. Elle court env. N. / S. sur une centaine de kilometres. Nous y passerons une nouvelle nuit silencieuse eclairee de milliards d'etoiles. De vieilles plaques peu visibles "attention aux mines" sont deja apparues mais Racha, n'etant pas prevenue, ne les a pas encore remarquees.
> Si tu tombe sur une bonne mine t'aura mauvaise mine ! 
Elle ne saura avoir promene et dormi APRES les premieres plaques qu'au retour du Mali dans quelques mois seulement !
> Il semble qu'ils n'ont pas encore demine, nous nous avons deja une des minettes !
Tout juste ce qu'il faut pour rompre la monotonie de la route (photo d'un chameau qui avance SUR la route).
> Les chameaux (dromadaires) qui savent lire restent prudemment sur la route... Quant aux autres...

Vent de sable (pas cher ! ) toute la journee mais nous, on s'en fou ; nous sommes venus dans le desert pour ca.

Et en Mauritanie aussi :

30 Km avant Aleg, nous quittons la route dans un paysage typique des savanes africaines (Out of Africa - une histoire sortie d'Afrique). Et enfin, nous quitterons la piste pour le plaisir de rouler au coeur de ce merveilleux paysage en traversant hors piste cette savane herbeuse. L'Afrique est grande et vide, quel plaisir ! Pas de route (vraiment pas besoin), pas de peage (rien a faire payer), pas de radar (on ne va jamais vite) ; c'est tout pareil sauf que c'est 10 puissance 99 fois mieux ! Des pasteurs s'occupent de leurs troupeaux. Seul l'un d'entre eux est venu me dire bonjour et demander s'il devait m'aider a pousser le camion (gare en haut d'une petite cote comme quelqu'un qui aurait un probleme de demarreur ou de batterie). Puis au revoir et rien de plus. Formidable Minou a decouvert ce cadavre et a bien essaye de le tirer par la tete comme elle fait en France. Si un jour elle rencontre un serpent africain vivant ; ce sera sans doute son dernier.

6 janvier 2007 : 14 degres a 7h30 et seulement 16 degres 1 heure plus tard. Balade matinale dans un tres agreable paysage qui montre a tout instant comment ici la vie est un eternel combat et qu'il est delectable de parcourir ; oisifs et lents.

Apres les civilites d'usage, nous apprenons tres vite que le rally Paris / Dakar a ete annule (probablement pour raison officielle de securite) alors que nous ne demandions rien. Cela semble beaucoup les atteindre dans leur fierte.
Le tableau est le suivant :
  - Et que c'est la premiere fois que des touristes sont assassines en Mauritanie
  - Et de me puiser l'eau avec le "delou"
  - Et de me porter le bidon de 20 l. jusqu'au camion
  - Et de chasser les enfants qui demandent stylo, argent....Jamais vu des gens si serviables ! 
(j'ai vu le coup qu'ils allaient me laver le camion et faire le plein de gasoil).

OUT OF AFRICA
C'est comme ca ! et je ne m'en lasse pas.

Balades hors goudron, sur piste et hors piste vraiment tres tres agreables. Conduite facile, paysages saheliens grandioses, bergers et Maures discrets et serviables. Le fait de ne rouler sur goudron qu'1 ou 2 heures par jour nous permet, le reste du temps, de partir a la decouverte hors piste de cette region aux paysages mi-savane mi-sahel.

Les joies d'une plante appelee "CRAM CRAM". Racha nous apporte une collection d'oiseaux de sa promenade matinale avec Minou. De grands oiseaux noirs (corbeaux ?) tournent autour de notre minette avec un regard gourmand. Elle a d'ailleurs tres bien compris que : de chasseur en France, elle est ici devenu gibier. Le Sahel offre des zones de steppe immenses, tres belles et vides d'humain. La conduite y est tres facile et ne force pas la mecanique. Le sentiment de vivre en une autre planete semble, ici plus qu'ailleurs, tres reel. Vaste panorama typiquement africain qui s'etend a l'infini. J'y chercherais sans succes une guelta qui serait encore en eau dans ce cirque rocheux. La zone est couverte de trous d'ou sortent de jolies petites chenilles. Des tumulus circulaires, erodes par le temps dont certains sont a peine visibles, constituent notre decor du soir. Ils ne ressemblent pas a des tombes islamiques classiques. Un spectacle de couleurs pastels s'offre a nous APRES le coucher du soleil. Les photos ne rendent vraiment pas la beaute de l'instant.
- Le vent en l'air leger ricane -

A un arret gendarmerie, les fonctionnaires nous apprennent tout sourire que : "les personnes accusees du meutre des 4 touristes ont ete arretees, et que c'etaient des voleurs, et que des voleurs il y en a partout, et que nous sommes en securite en Mauritanie, et soyez les bienvenus, et on vous souhaite d'avoir des enfants, et bon voyage..." Alors que nous ne demandions rien ! (et surtout pas d'avoir DES enfants - mais ca c'etait sans doute parce qu'il etait tres mechant !).
Depuis 10 jours nous avons tout entendu ; du style "bonjour ; on vous respecte" et autre exemple rigolo : "fait pas peur" (dit par un gardien de troupeau, dans le sens ne fabrique pas la peur, donc n'est pas peur). Ils sont au top de leur gentillesse.

Aujourd'hui 13 janvier 2007, a 15h40, 8 200 Km et 111eme jour apres notre depart de France, il fait 35 degres a l'interieur du camion tout ouvert, ciel legerement nuageux et toujours du vent mais leger. Temperature absolument ideale donc.

Il reste beaucoup de place sur la page mais les photos du campement de Nema, vous ne les verrez pas.
Au prix qu'il nous a fait paye, autant dire qu'il nous a detrousse. Qu'il soit a jamais maudit ; le scelerat, le bandit !


Entree au Mali par piste et hors piste depuis l'Est de la Mauritanie :
(meme si, selon Edouar III d'Angletaire : "honni soit qui mal y pense" ! )

Aucun crobotage du pont avant sur cette portion d'itineraire sur piste et meme durant la sortie hors piste pour contourner la douane de sortie Mauritanie. Nous sommes en saison seche et il est certain qu'en saison des pluies la situation serait totalement differente dans les zones de boue qui ponctuent cet itineraire. La seule difficulte en saison seche serait peut-etre les multiples deviations qui pourraient derouter les personnes empruntant des pistes africaines pour la premiere fois. Cette piste entre Adel Bagrou et Nara est tellement agreable (surtout apres autant de jours de goudron) que nous allons la faire 3 fois !  En effet, en contournant le village d'Adel Bagrou (pour eviter la douane), nous allons tout d'abord voir les premiers jolis petits villages en penetrant en territoire malien sur 45 Km. Retour le soir meme en Mauritanie (jusqu'a env. 5 Km au Sud d'Adel). Soit pour la journee : env. 20 Km au Nord d'Adel Bagrou et 45 Km aller au Mali (dont 8 en hors piste) et 45 Km retour au Sud d'Adel. Le lendemain, tampon de police mauritanienne sur les passeports. Nous ferons l'impasse totale sur la douane car ce sont les douaniers mauritaniens qui nous fatiguent le plus en demandant avec instance des cadeaux. En dehors de la piste le sol est souple sur la meme hauteur que l'orniere. Beaucoup d'exotisme (enfants, cases, chevaux...) ; prelude a une Afrique Noir fidele a elle-meme et a l'image que j'en ai garde des annees 84-86 de ma jeunesse. Le drapeau malien flotte fierrement sur le toit de l'ecole. Cela n'est ni visible ni spectaculaire sur la photo mais le camion est ici, comme en plusieurs endroits du parcours, a la limite de l'ensablement en restant en 2 roues motrices. Le pays semble agreable et nous decidons donc de revenir en territoire mauritanienne pour faire tamponner nos passeports de sortie de Mauritanie et continuer notre voyage en territoire Malien de facon "officielle". Ensuite, retour "officiellement" au Mali ; 2 jours de plaisir apres tant de goudron. Nous y rencontrons tout de meme un camion de 20 tonnes copieusement ensable jusqu'au chassis !

Premiere soiree dans la brousse malienne au chant des criquets. Des notre entree au Mali, j'ai trouve ce retour tres agreable. Durant nos 2 mois passes au Mali j'ai toujours trouve le voyage plus agreable que je l'avais imagine sur la base de mes anciens souvenirs vieux de plus de 20 ans.

Apres Nara, les 185 Km de piste en laterite ne pose pas de difficulte particuliere. 70 a 80 Km / heure selon la grosseur de la tole ondulee (ou 25-30 Km heure si vous n'avez pas l'habitude ou dans les passages casses). Les pneus en 10.5 x 20 font la encore merveille en stabilite (et leur grand diametre est un avantage). Quelques passages plus delicats doivent etre anticipes car il n'est pas possible de freiner brutalement lorsqu'on roule "vite" sur la tole ondulee (comme sur la neige, moindre adherence ; les roues "survolant" la tole sont peu en contact avec le sol). Cela demande beaucoup plus d'attention (pour eviter l'accident) qu'une piste sableuse lorsque le seul risque est seulement de s'ensabler. Des enfants et bien sur des adultes tres agreables et pas du tout collants ni enervants. Pour l'instant, les habitants et les fonctionnaires maliens nous font une excellente impression. 185 Km de piste en laterite ont suffit a salir l'interieur du camion malgre qu'il soit relativement bien ferme. Il est vrai que notre intelligence limitee (meme qu'il y a des gens totalement c. qui le sont moins que ca ! ) ne nous a pas permis d'anticiper en fermant les aerateurs et en colmatant les prises d'air que nous connaissons tres bien. Mais aujourd'hui, c'est le jour "douche" ; ce sera donc : nettoyage + douche. 19 janvier, Nord Mali, 32 degres.
Enfin un hiver au climat compatible avec la vie humaine !

Zebus et pistes en tole ondulee, durant encore 30 Km puis, le goudron nous conduit aujourd'hui dans la capitale du Mali : Bamako. Nuit au Sofitel, fleuve Niger pour toile de fond. Minou illustre tres bien le dit-on :

"la maison est le tombeau des vivants"

Apres 2 jours a Bamako, nous traversons le fleuve Niger pour reprendre notre voyage. Vue panoramique sur la clairiere qui a abrite notre nuit. Ensuite, le plein de gasoil a Segou l'ayant fait ; nous continuerons en direction de San. (pour arriver a San a l'heure)

CA Y EST  !   IL A PETE UN CABLE  ! 
Ho mais ca - on le savait deja.

Un tres gentil endroit pour tomber en panne. Cela aurait tout aussi bien pu arriver dans les embouteillages de la sortie de Nouakchott ou dans ceux SUR le pont au dessus du fleuve Niger a Bamako. La force a exercer sur la commande d'embrayage est colossale mais le cable est a peine plus gros que celui d'un velo ! Il est meme tres surprenant que ce cable est resiste env. 35 000 Km (et je passe sous silence la qualite de l'ecrou autobloquant que je remplace bien vite par un ecrou autobloquant de l'ex-ambulance militaire). Reparation de fortune avec le cable et serre-cables de reserve qui ne tiendra sans doute pas tres longtemps (ecrit sur place mais qui en fait a tenu encore 4 voyages en Afrique, 35 000 Km dont bien sur pas mal de piste et de hors piste... Camion vendu il est sans doute toujours monte dessus ! C'etait en fait une attele faite d'un autre cable avec 2 serre-cable). Un puits invisible est l'occasion de rencontrer des femmes qui viennent y laver leur linge et bien sur de faire quelques photos a votre intention. Nouveau bricolage "maison" a l'hotel Canaris qui, moins "coupant" que le precedent (qui avait bien tenu sans dommage) devrait, je l'espere, etre plus fiable encore. La roulette vient du lever vitre de portiere de notre ancienne Lada Niva

Le sourire est vraiment une caracteristique incontournable de toute rencontre malienne. Il est partout a pratiquer sans moderation. Ici sur le marche de Sevare. Reserve d'ail, les vampires n'ont qu'a bien se tenir.

MOPTI : Nous avons obtenu, avec rapidite et gentillesse, la prolongation de 30 jours de notre visa malien. Il nous reste a prolonger le "laissez-passer touristique" du camion et nous pourrons quitter Sevare a la rencontre des elephants sauvages du Gourma au rythme lent qui est le notre.

Les clous faits a la main serviront a construire les pirogues.

En remontant vers le Nord, sur la route de Gao, l'ambiance est plus saharienne, le sol redevient sableux, les scarabets reparaissent, les cultures font place peu a peu aux zones d'elevage et la temperature monte un peu. Les enfants et les adultes sont adorables. Douceur et gentillesse toute malienne. Pitie pour eux ; ne faites jamais la distribution de stylos, bombons, d'argent... Evitez de faire de ces braves gens des mendiants.

Au marche du dimanche a Douentza c'est comme ca ! Marchandage sino-malien Sont bien tes mangues ? C'est combien les 4 ? Peux pas baisser un peu ? Ici c'est palabres tonnes !

Nous choisissons pour camper un paysage de montagnes qui caracterise tres bien la region de Hombori. Minou rencontrera son premier serpent vivant mais Racha veille aux grains. Il va falloir faire de plus en plus attention. Hier soir a 22 h il faisait encore 27 degres dans le camion, le soleil se couche a 18 h ! Il fait si chaud qu'on s'attend a voir un paquet d'ibis cuits. Celui qui est presse est haletant alors que ; celui qui a le temps n'est pas presse. Nous n'avons rencontre vraiment que tres peu d'autres touristes depuis notre depart de Taroudant. Ou est donc l'afflut tant chante ?

A partir de 50 degres, Racha prend quelques couleurs. Pas tant sot ce tot mat ; Lionel lui, prend les photos. Voit ces sots-ci se griller, helas aussi ceux de Stasbourg, ce qui l'emeut beaucoup.

Campement pour la nuit devant le Mt Hombori (point culminant du Mali avec 1 155 m. d'alt.), le temps de faire refroidir eau et biere (jute mouille +ventilateur electrique), le temps de prendre une douche, de preparer les pages de ce site web, de voir passer les zebus qui retournent a leur enclos et le soleil vient deja caresser l'horizon. Cette journee n'etait encore pas desagreable. Nuit etoilee comme il se doit (137eme jour sans television et sans ses pseudos "informations" : quel regal). Beaux decors de beaux corps de corbeaux.

Des notre arrivee, nous explorons sur 20 Km hors piste la rive orientale de la grande mare de Gossi. Naturellement, nous ne verrons pas d'elephant aujourd'hui. Toutefois, nous avons repere un ensemble de crottes (anciennes) typiques de ces pachydhermes et nous en sommes deja tres contents. Nous allons camper au Nord du village de Gossi en esperant demain pouvoir gagner la rive occidentale qui est plus difficile d'acces a cause du sable. Nous verrons bien demain. Quitter Hombori avec toutes les reserves de gasoil nous permettraient theoriquement de rentrer sur Tombouctou par Gourma Rharous (env. 450 Km de piste) au depart de Gossi. Nous prendrons la decision dans quelques jours apres avoir fait le tour de la mare de Gossi.

Arrivee dans l'etang. Exploration de la rive occidentale de la mare de Gossi, toujours a la recherche des fameux elephants que vous ne verrez encore pas aujourd'hui car nous n'avons vu que des crottes decomposees. Il semble qu'ils sont deja partis depuis pas mal de temps. DONC ; Encore des photos du camion a l'attention de Luc et sa famille qui seront dans quelques mois sur les memes traces egalement a bord d'un Saviem TP3. En tout cas, cette region du Gourma est magnifique. Du sable stabilise mais souple juste ce qu'il faut, un cordon de petites dunes faciles a franchir, de petits arbres vers les rives de la mare et des arbustes dans toute la region.

Quel plaisir de rouler libre, au hasard, dans ce joli paysage. Pas d'embouteillage, pas de sens interdit, nous ne nous souvenons meme plus de notre dernier feux rouge... Comment reprendre la vie occidentale apres d'avoir vecu si longtemps, si normalement ?

Apres cette petite dune, nous ferons 45 Km hors piste (Sud-Ouest) sans voir de trace fraiche. Un vrai regal pour le chauffeur tant le camion est parfaitement efficace dans ce type de terrain.

Nous arretons nos recherches en debut d'apres-midi pour profiter tranquillement du reste de la journee. Contrairement a la berge orientale, le cote Ouest n'est pas parcouru par de tres grands troupeaux de zebus (et plus rien a seulement 10 Km a l'interieur des terres). Dans cette zone, semi-desertique en cette saison, les chevres ont presque remplace les zebus. Les pasteurs ne nous approchent meme pas pour dire bonjour. Les enfants se sauvent meme a la vue du camion qui surgit de nulle part.

Pas la peine de venir jusqu'ici si ce n'est pas DU HAUT D'UN ARBRE que tu admires le coucher du soleil.
Si t'as pas vu ca, t'as rien vu !   Nous snobe notre minette.

Anes au Mali ?

Des images de cinema defilent depuis 140 jours devant les grandes vitres du camion.

Nous decidons de traverser en total hors piste cette petite partie du Gourma pour revenir sur Hombori par l'interieur (Nord). Toujours a la recherche de traces d'elephants et aussi POUR LE PLAISIR de rouler en totale liberte.

A l'horizon se dessine deja le mont tres typique "la main de Fatima".

Depart vers la gauche de la photo pour rejoindre Hombori. Les 20 derniers km hors piste seront difficiles ; dunes infranchissables. Pas de piste, pas meme de trace, seulement une savane herbeuse et la liberte d'aller au bout de l'horizon et en choisissant pour horizon celui que l'on souhaite sur 360 degres !  Quelques passages trop sableux seront impossibles a franchir (les "Dunes Roses"). Retour vers l'Est sur 10 Km pour entrer finalement a Hombori par 10 Km de goudron. Il aurait pourtant ete tres "classe" de devaler la petite montagne de dune pour venir s'echouer directement dans la zone Nord d'Hombori. Le risque de planter le camion etait vraiment trop important et j'ai donc prefere eviter de gacher la fin d'une si belle journee a Racha qui apprecie moyennement le plaisir de rouler dans le sable lorsque le goudron est a portee de roues.

La consommation sur les 122 Km hors piste a ete de 29 litres de gasoil / 100 Km. Pour l'instant c'est un maximum constate. Mon calcul theorique (voir autonomie) : 30 l. / 100 Km. Une tres belle journee toutefois. C'est tres bien de chercher les elephants et c'est surtout tres bien de ne pas les trouver trop vite ! Encore un peu de patience ; nous esperons pouvoir, dans quelques jours, vous montrer ces fameux elephants sauvages qui vivent dans cette zone du sahel malien.

A la rencontre des elephants sauvages du Gourma : Apres une petite nuit et un cafe, depart matinal a la rencontre des elephants malien du Gourma. Apres quelques km, le vehicule de Jean-Yves doit stopper en brousse car le terrain devient trop sableux. Nous continuons dans le Gourma a 7 personnes dans le Saviem +Lelele, Renaud, ajoute de Gerard au retour, voyageant sur le toit. Voila enfin des traces fraiches de pas d'elephants et d'urine et de crottes d'elephants. Finalement le camion est lui aussi abandonne et c'est alors tous a pied que nous partons a travers une zone sahelienne du Gourma pour rejoindre une petite mare en cours d'assechement. L'approche des elephants se termine sans faire de bruit ; en traversant la mare assechee en direction des arbres qui entourent le reste de la mare encore liquide est ou sont dissimules une 20ene d'elephants dont beaucoup de tres jeunes est que l'on decouvre enfin !

Reserve des elephants sauvages du Gourma :
C'est le seul endroit du Sahel, ou l'on peut rencontrer des elephants. La migration annuelle de ces enormes elephants du Gourma suit les grandes mares de la region. Dans le Gourma, les distances d'une mare a une autre representent plusieurs dizaines de kilometres que les troupeaux d'elephants doivent parcourir a travers le paysage aride de cette zone sahelienne du Nord Mali.

Les premiers elephants maliens du Gourma que nous decouvrirons se trouvent dans une petite foret qui borde une mare. Les elephants sont difficiles a voir et les bebes elephants tres bien proteges par les adultes ! Il ne faut bien sur pas se trouver entre un elephant adulte et un elephant bebe. Ce n'est pas tres simple car dans les arbres qui entourrent cette mare du Gourma on ne voit pas tous les elephants en meme temps. Ce troupeau d'elephants compte deja beaucoup d'elephant bebes. Cette partie du voyage au Mali nous aura apporte beaucoup de plaisir et d'emotion grace a ce grand troupeau d'elephants sauvage et aussi grace aux paysages saheliens du Gourna. Naturellement, notre presence est vite reperee par les elephants et ne plait pas beaucoup aux adultes. Les elephants ne semblent pas agressifs "a priori" mais on sent bien qu'ils ne sont pas des "toutous" et qu'ils ne se laisseraient pas embeter trop longtemps !
Puis :
"...Quand bientot sur nous une troupe s'avance, portant sur le visage une male assurance..." Le Cid de Corneille.
Pas garanti dans le texte car de memoire. Un grand troupeau d'elephants vient rejoindre les elephant de la mare. Ces 2 familles d'elephants du Gourma se rassembleront pour boire. Les petits elephants sont proteges par les elephants adultes qui les entourent. Les bebes elephants sont tres mignons et semblent tres obeissants. Racha qui semble se dire : "mais qu'est-ce qu'on fait enfermer dans un bureau une grande partie de notre vie a organiser les voyages pour les autres ? ". La planete, et cette partie du Mali, dans la zone du Gourna est tres agreable a visiter. Les elephants sont nombreux et finalement assez facile a decouvrir et a approcher. 40 a 50 elephants viennent rejoindre les elephants qui sont deja sur place dans la foret au bord de la mare. Total peut-etre 60 a 70 elephants. Spectacle impressionnant, d'autant plus que le paysage du Gourma est tres aride.

Des elephants, des elephants
et encore des elephants...

... Vraiment plein les yeux !

Finalement, notre presence est de nouveau reperee par les elephants. Les elephants adultes forment alors un cercle de protection autour des bebes elephants. Enfin, les elephants adultes sont prets a faire face aux eventuels importuns. Bien sur, pour deranger le moins possible ces elephants sauvages du Gourma malien, il aurait fallu ne pas aller les voir du tout. Mais pour deranger les elephants le moins possible, tout en gravant l'emotion de ce moment dans nos memoires, nous ne sommes restes qu'une heure en compagnie des elephants et c'etait tres suffisant. Grand merci aux maliens d'avoir eu le coeur et l'intelligence de conserver cette merveille de la nature. Enfin un vieil elephant (le plus gros elephant du troupeau) arrive sur zone en dernier et il fait sa tete des mauvais jours, il n'a pas l'air facile.

Le pneu dechire tient toujours tres bien. Reste a ne pas rouler sur la moindre epine (il y en a partout dans le Gourma) car, dans la dechirure du pneu, elle percerait tres facilement les 2 epaisseurs de chambre a air de protection ainsi que la chambre a air gonflee (je n'ais rien pour reparer les chambres a air car je ne creve jamais lorsque je roule a ma vitesse d'escargot mais peu faire une reparation de fortune bricoler a la colle neoprenne).

Une remarque, une question...
merci de m'adresser un petit coucou
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  • Et si vous ne vous sentez pas ; restez sur piste, les paysages y sont souvent tres jolis aussi.

  • Un voyage reussi c'est celui dequel on revient en pleine forme avec tout son materiel.

  • Vous n'avez pas l'habitude d'aller ainsi seul et hors piste des jours durant ? Soyez prudent.

Le Sahara c'est grand,
a pied c'est infini !


A present :

Tel  Louis XVI  a Verenne ;
J'aimerai changer de Sujet  !